19/11/2010

Les Briérons partent à la chasse au gros - Loire Atlantique

Coupe de France (7 e tour). Saint-André-des-Eaux (DRH) - Fontenay (CFA). Les Andréannais rêvent d'un exploit afin de poursuivre face à une grosse cylindrée.

 « Les chasseurs sont super contents, le match a lieu samedi (18h30). Ils seront tranquilles dimanche matin. » Le gros gibier appelle le gros calibre. Ce week-end, le ballon rond n'aura pas de plomb dans l'aile. À Saint-André, le choix fut parfois cornélien, mais la détente bascule plus souvent du côté du fusil que du rectangle vert. « Dans les années 70, on commençait bien le championnat. Puis on plongeait complètement de la troisième semaine de septembre, aux dates d'ouverture de la chasse, jusqu'au mois de janvier, fin de la période, avant de repartir du bon pied... » se remémore Pascal Leparc, l'une des chevilles ouvrières du club.

Du coquet stade de l'Île de la Pierre aux marais, les Briérons entendent remplir la besace ce week-end, en dépit des trois niveaux qui les séparent de leurs hôtes. Fontenay (CFA), forcément, ça en impose moins que l'En Avant Guingamp, le Stade Lavallois et surtout le FC Nantes, les trois gros lapins qui se terraient dans le même chapeau que Saint-André. Faute de grives, les hommes de Frédéric Bideau tenteront la passe de trois face aux Vendéens, après avoir sorti les Herbiers/Ardelay (DRH) au début de l'aventure puis la Chaize-le-Vicomte (PH) au 6 e tour. Fontenay n'est pas l'épouvantail espéré, mais reste une proie a priori hors de portée pour les Andréannais. « Objectivement, on a 5 % de chances de passer » pronostique le président Eric Delorme, dirigeant amateur au sens noble, gardien des valeurs. « J'ai un profond respect pour les dirigeants de la Chaize-le-Vicomte, qu'on vient d'éliminer. À la fin du match, ils ont demandé à leurs joueurs - pour certains en larmes - de nous faire une haie d'honneur. J'aimerais qu'on soit aussi dignes si on s'incline. »

Un 12-1 à effacer

L'élimination, un scénario probable, un terme proscrit. « On jouera notre chance à fond. Je ne veux pas qu'on sorte frustrés, avec des regrets ou une valise comme en 2005-2006 face à... Fontenay (12-1) prévient Anthony Julio, le capitaine. Je ne veux pas qu'on passe pour des guignols. »

Coupe de France oblige, Frédéric Bideau a fixé les règles de bienséance pour honorer la vieille dame. C'est à La Baule, au Christina, hôtel de front de baie, que le coach et ses minots partageront la collation d'avant match. La causerie empruntera des voies parallèles, où il sera sans doute question de compositeurs, de symphonie et de musiciens. « Il faudra éviter les fausses notes. Dans un orchestre, on ne perçoit pas les petits couacs, mais celui qui joue faux, on l'entend... » Les tuyaux fontenaysiens ont remonté les canaux de Brière. Si l'entraîneur a déjà son équipe-type en tête, il s'est rencardé sur la nature de l'opposition. « Je connais leurs principes de jeu. Ils ont quelques joueurs blessés, d'autres suspendus. Peut-être sont-ils bons à prendre en ce moment. » À 17 heures, le convoi s'ébranlera vers l'Île de la Pierre.Planté en périphérie du bourg, où du PMU aux bars en passant par la supérette, quelques reliques rouges s'affichent aux vitrines, le fief de la Saint-André football en impose. Une tribune couverte de 500 places, des vestiaires spacieux, un club house familial, deux gazonnés qui font des envieux et... des socios. Bon, la carte d'adhérent au club des supporters ne traverse pas encore les générations, mais environ 250 sésames se sont écoulés, à 8 € l'unité.

L'association, indépendante du club améliore l'ordinaire du petit poucet de la Ligue de l'Atlantique. Elle finance quelques déplacements en car de l'équipe première, fournit des coupe-vent à la « C », des équipements aux gamins. Chaque 15 août, l'asso rend visite aux conchyliculteurs de Pénestin. Elle revient en Brière avec 600 kilos de moules et sert 1 300 repas pour mettre du beurre dans les épinards. La soirée est ponctuée d'un feu d'artifice. Exceptionnellement, les Briérons avanceraient bien l'heure du tir.

 

Loïc FOLLIOT.

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L'interview décalée... de Frédéric Bideau (AS Saint-André-des-Eaux)

Qualifié pour la première fois de son histoire au 7e tour de la Coupe de France, Saint-André jouera face à Fontenay sa qualification. L'entraîneur andréanais revient avec nous sur cette compétition... en toute décontraction.

Quel est votre plus beau souvenir de Coupe en tant que spectateurs ?
« Le plus beau, c'est bien sûr Carquefou quand ils ont battu Marseille (1-0, en 8e de finale en 2008). J'étais aux sports d'hiver. Quelqu'un m'a téléphoné en me disant : « Regarde la télé ! Carquefou mène 1-0 ». J'ai donc regardé la fin du match. C'était grand de les voir tenir. Et puis, après face à Paris (élimination 1-0 en quart), j'étais à la Beaujoire. C'était un grand moment. »
Et en tant que joueur ?
« C'était avec le SO Cholet. On avait joué un 16e de finale face à Quimper. A l'époque (saison 1987-1988), les matches se jouaient en aller et retour. On avait perdu 2-1 là-bas et 1-0 chez nous. Pendant quinze jours, on avait vécu comme des pros. Et puis, il y aussi un 32e de finale face au FC Nantes, en terrain neutre à Montaigu. On avait perdu 2-0. Jouer des gars comme Burruchaga, Robert, ou encore Desailly, dont j'avais récupéré le maillot, c'était quelque chose d'énorme. »
Si vous deviez adresser une prière à Saint-André avant le 7e tour face à Fontenay, que demanderiez-vous ?
« Ce serait de gagner bien sûr. Et si possible, grâce à un but à la 89e minute, histoire que derrière on n'est pas trop de pression (rires). On s'éviterait la peur des penalties. »
La dernière confrontation en Coupe face au club vendéen avait fini sur une lourde défaite 10-1. Que pouvez-vous espérer cette fois ?
« Cette année, on va essayer de faire changer les choses. On va tenter de prendre les buts le plus tard possible pour mettre le doute chez l'adversaire. Pour le spectacle, j'aimerais bien que l'on marque à la maison. Mais j'espère surtout que l'on ne prendra pas trop de buts. Je vais booster mon gardien et ma défense (rires). »
Que seriez-vous prêt à sacrifier contre une qualification au 8e tour ?
« Je pourrais sacrifier ma voiture sans aucun problème. Surtout que, si on passe au 8e tour, avec la prime, je pourrais m'en racheter une autre (rires). »
Que feriez-vous justement de votre prime si vous deviez poursuivre votre route assez loin en Coupe ?
« Une chose est sûre, on les partagera avec tous ceux qui ont participé dans le club à cette Coupe de France. On fera une grosse fête tous ensemble. On est une grande famille. On préférera donc donner un petit peu à tout le monde, plutôt que beaucoup à quelques uns. »
La Coupe, en finale, c'est aussi le Stade de France. Qu'est-ce que cela évoque pour vous ?
« J'y ai déjà joué deux fois. A l'époque de la Coupe du Monde (1998), un tournoi avait été organisé avec les sponsors officiels. Grâce à ma femme qui travaille à Manpower, j'avais fait partie de l'équipe. Evidemment, il n'y avait pas 60 000 personnes. On devait plutôt en être à 3 ou 4 000. Mais ils avaient fait les choses en grand. Lorsque j'avais marqué notamment, il y avait le mot « BUT ! » qui s'était affiché sur l'écran géant. C'était super sympa. Je n'aurai jamais été pro mais j'aurai eu cette chance-là, de jouer dans ce grand stade. Il y a beaucoup de joueurs pros qui, dans toute leur carrière, n'auront jamais la possibilité. »
Pour conclure, êtes-vous plutôt coupe de Champagne ou coupe de vin lors des qualifications ?
« Champagne, champagne (rires). D'ailleurs, je peux vous dire que dimanche dernier (lors de la qualification pour le 7e tour), il a déjà bien coulé (rires). On ne demande qu'à recommencer. »

Anthony Blain



août
Port de La chaussé Neuve
Cueillette des  fleurs, décoration du chaland et montage des stands dans une ambiance sympa. On a besoin de vous, merci de prendre contact avec Claude Durand 06-10-79-22-54 Lire la suite